ACTUALITÉ

PUBLICATION

Créée le 14/12/2016
Modifiée le 19/12/2016

​​​CONTACT PRESSE

Stéphanie VANDERHAEGHE

Chargée de mission Fermes DEPHY

svanderhaeghe@negoce-village.com​

Marie-Béatrice GARREAUD DE MAINVILLIERS

Responsable communication

​mbangelier@negoce-village.com

Visite d'une plateforme d'un agriculteur DEPHY organisée par Négoce Nord-Est

​Agriculteurs, négociants et conseillers se sont réunis ce mardi 6 décembre pour échanger sur le thème des  cultures intermédiaires et du sol, dans le Montreuillois. Cette demi-journée haute en couleur était organisée par le réseau DEPHY Négoce Nord-Est ainsi que le semencier DSV.

Maximiser les chances de réussite du couvert

Une plateforme​ de 15 mélanges et de plus de 10 espèces différentes avait été implantée le 30 août dernier chez M. Philippe Fourdinier, agriculteur DEPHY. Malgré une date de semis plutôt tardive, les conditions de l'année ont bénéficié à leur développement. 
Des reliquats post-récolte élevés, des conditions climatiques de fin d'été-début d'automne douces et humides ont permis à la plupart des espèces de se développer correctement. C'était l'occasion de rappeler également qu'un couvert doit être raisonné comme une culture à part entière et que la date de semis, la qualité du lit de semences, l'absence de zone de tassement superficielle ou encore la présence d'azote rapidement minéralisable sont autant de conditions à ne pas négliger pour donner un maximum de chance aux couverts pour viser une biomasse sèche de quelques tonnes à l'hectare. La productivité des couverts est aussi à relativiser en fonction des espèces présentes, de leur vitesse et leur profondeur d'enracinement, mais aussi de la capacité de certaines espèces à mycorhizer ou encore à d'autres de pouvoir capter l'azote atmosphérique.
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Rappel de la stratégie pluriannuelle des couverts​​

Trop souvent raisonnés à l'année, il a été question de rappeler la stratégie pluriannuelle des couverts. En effet, la disponibilité en azote potentiellement restituable pour la culture suivante est souvent faible par rapport à la biomasse produite. Et même si une estimation peut être envisagée (notamment grâce à la méthode MERCI utilisée dans le cadre de la présentation), de  nombreux facteurs rentrent en ligne de compte, comme les conditions climatiques ou encore le travail du sol. 
Enfin, effets positifs sur le sol, diminution de la battance et du risque d'érosion, augmentation de la part d'humus stable, limitation du développement des adventices, régulation naturelle des ravageurs couplés à des pratiques agronomiques, captage d'éléments secondaires n'ont pas manqué d'être rappelé. Les couverts sont un levier à intégrer dans une stratégie globale du système de culture.
La destruction des autres couverts de l'agriculteur ont été gérés au rouleau lors des 2 jours de gel à -4°C fin novembre-début décembre.
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​Des interactions positives entre les espèces​​

​​Les mélanges testés (de 6 à 12 espèces) ont montré leur efficacité en matière de recouvrement du sol par rapport à une moutarde seule. En fonction des conditions pédo-climatiques du secteur, il a été possible d'identifier des espèces plus ou moins adaptées au contexte. Ainsi, certaines avaient déjà subi l'impact des températures négatives, à l'image du sarrasin, du nyger ou du tournesol, en fleurs ou en fin de cycle fin novembre. Les reliquats réalisés fin novembre ont fait état de quelques disparités entre type de mélanges (une vingtaine d'unités en azote minéral disponible). Enfin les résultats interrogent également sur les interactions positives qui existent entre espèces suivant les associations qui sont faites. Tout n'est donc pas encore connu à ce jour sur les couverts végétaux et les associations de plante plus globalement.
Un profil de sol a été réalisé à l'aide de palettes montées sur une fourche, celui-ci ayant permis d'illustrer aux participants la profondeur d'exploration racinaire. Ce profil a été complété par quelques manipulations facilement reproductibles par les agriculteurs et conseillers des négoces présents, pour évaluer l'état structural du sol. Enfin, il a été question d'aborder quelques notions de vie biologique des sols, en donnant des repères sur la reconnaissance et l'écologie des vers de terre.
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